Kraken en boîte, ou comment tout réunir dans un seul composant

Suite de l’article Unwrap the kraken, ou comment faire du multicolonne avec des sous composants, où nous allons pousser le bouchon un cran plus loin.

Dans le dernier article nous avions notre composant qui s’occupait de s’extraire et une directive qui s’occupait de le remettre dans une boite, en gros. Mais bon, si le composant pouvait éviter de s’extraire pour être remis en boite ça serait quand même mieux.

Du coup l’idée est de lui rendre la notion « es-tu une ligne ? » via un @Input() row: boolean = true; En considérant qu’il l’est par défaut (au choix). Ensuite quand on crée le composant on agit selon la valeur de row.

À l’initialisation, si nous somme une ligne, nous allons transformer notre template enfant #tref en contenu de notre propre bloc via le ViewContainerRef pour le créer et le Renderer2 qui va l’injecter dans le nœud de notre composant courant. Ensuite on peut signaler à notre bloc courant, le composant en lui-même, que nous aimerions le décorer de quelques classes CSS pour en faire une row css au sens Bootstrap.

if (this.row) {
  // Transform template into inside elements
  Promise.resolve(null).then(() => {
    const view = this.vcRef.createEmbeddedView(this.tpl);
    view.rootNodes.formEach((node) => this.renderer.appendChild(this.el.nativeElement, node));
  });

  // Transform parent to row with classes
  this.renderer.setAttribute(this.el.nativeElement, 'class', "row " + this.classes);
}

Quand l’élément est prêt, et que nous ne sommes pas une ligne, on continue de sortir notre contenu en dehors du bloc par la même mécanique. On ajoute une classe css au bloc courant pour le masquer (bootstrap: d-none -> display: none) et par la même mécanique que le paragraphe précédent on utilise le template et l’ajoute un cran plus haut du coup. Aussi simple que ça.

if (!this.row) {
  // Hide parent
  this.renderer.setAttribute(this.el.nativeElement, 'class', "d-none");

  // Create template elemet outside
  Promise.resolve(null).then(() => this.vcRef.createEmbeddedView(this.tpl));
}

Code de la solution, dans un contexte plus évolué de composant générique parent gérant l’aspect colonne Bootstrap : https://gist.github.com/killan/b621bf2b50e7add8b297493a05c1b949

Unwrap the kraken, ou comment faire du multicolonne avec des sous composants

Dans cet article nous parlerons d’Angular 11, de bootstrap 5, de component, de directive, de sortir le contenu d’un component au niveau du parent et d’encapsuler un contenu, le tout autour du sujet de grille bootstrap (row/col) et d’imbrications posant problème au sujet des alignements.

Vous avez surement déjà utilisé le système de grille de bootstrap et vous connaissez le principe d’un bloc dans un autre tel des poupées Russes et des Legos. Définissons alors un composant vous permettant d’afficher une zone de texte (input) précédé de son nom/étiquette (label).

Exemple d’un label suivi d’un input de type texte

En Angular nous créerons un component pour réutiliser ce système, nous n’aurons qu’à lui passer le libellé du champs, son formGroup si applicable, etc.

<mon-input label="Email" [form]="form"></mon-input>

Nous pouvons alors définir une structure qui serait par exemple :

<div class="row">
  <label class="col-4"></label>
  <input class="col-8">
</div>

Dans notre exemple nous donnons une répartition 1/3 , 2/3.

Ça c’est un cas simple mais imaginons maintenant un cas où nous aurions 2 colonnes contenant chacune le composant mon-input, suivi d’une ligne avec un composant mon-input mais qui voudrait faire la largeur des 2 colonnes.

Schéma de ce que nous voulons atteindre.

Voici ce que donnera la découpe logique une fois mis en bootstrap.

Schéma bootstrap

La première ligne donne le bon résultat : 2 colonnes chacune occupant 1/3 , 2/3 de l’espace parent. Premier problème : utiliser 1/3 , 2/3 sur la seconde ligne ne fonctionne pas.

Première idée du coup changer la répartition, et on peut essayer… ça n’ira pas. Bootstrap nous donne un conteneur row équivalent à 100% de l’espace divisé en 12 colonne théorique.

Dans notre exemple nous avons donc une coupe en 50/50 (soit 2 * 6), sans oublier qu’il y a une gouttière entre les cellule. Nous voudrions donc que la seconde ligne soit dans une répartition 1/12 ou 2/12 pour le label et le reste à l’input.

L’idée de cet article n’est pas le CSS, la mise en page en trichant ou en cassant les mécaniques rencontrées mais de faire avec naturellement et de solutionner par la construction.

Pour ne pas faire durer inutilement, la solution est que la première ligne ne doit pas être en 2 colonnes mais en une seule et de donner des 12ème de la largeur entière au 2 premiers composants. Le hic, car il y a toujours un hic, c’est qu’Angular encapsule ses composants. Au niveau du rendu en 2 colonnes vous auriez quelque chose comme :

<div class="row">
  <div class="col">
    <mon-input>
      <div class="row">
        <label class="col-4"></label>
        <input class="col-8">
      </div>
    </mon-input>
  </div>
  <div class="col">
    <mon-input>
      <div class="row">
        <label class="col-4"></label>
        <input class="col-8">
      </div>
    </mon-input>
  </div>
</div>

Et si on imagine notre solution de tout mettre sur une ligne :

<div class="row">
  <mon-input>
    <div class="row">
      <label class="col-4"></label>
      <input class="col-8">
    </div>
  </mon-input>
  <mon-input>
    <div class="row">
      <label class="col-4"></label>
      <input class="col-8">
    </div>
  </mon-input>
</div>

Il faudra également dire à notre composant de ne plus se traiter comme une ligne individuelle.

<div class="row">
  <mon-input>
    <label class="col-4"></label>
    <input class="col-8">
  </mon-input>
  <mon-input>
    <label class="col-4"></label>
    <input class="col-8">
  </mon-input>
</div>

Nous y voilà, c’est plus clair : le soucis sont les tags <mon-input>, ceux-ci considéré par Bootstrap comme des cellules sans la classe CSS adéquate (col-x). Et non, comme par magie il ne considérera pas les enfants de mon-input. De plus la répartition cumulée des col-4 et col-8 dans cette ligne dépasse 12.

Voici ce que nous voudrions, tout en ayant un composant (!) :

<div class="row">
  <mon-input></mon-input>
  <mon-input></mon-input>
</div>

Qui donnerait en interprété :

<div class="row">
  <label class="col-2"></label>
  <input class="col-4">
  <label class="col-2"></label>
  <input class="col-4">
</div>

C’est là que nous parlons de décapsuler (unwrap) notre composant pour que son host (bloc parent auto créé) ne viennent pas entraver notre volonté. La technique est simple et pourtant pas évidente à trouver, et au travers du temps, beaucoup de chose ne fonctionnent plus (ancienne version d’Angular) ou pas encore (CSS working draft ou roadmap Angular).

La solution théorique est de considérer l’intérieur de son composant comme un template

<ng-template #tref>
  <label class="col-4"></label>
  <input class="col-8">
</ng-template>

et de le cibler et le mettre en dehors avec la commande :

this.vcRef.createEmbeddedView(this.tpl);

Selon votre implémentation vous aurez peut-être comme résultat de dupliquer votre composant, une fois à l’intérieur et une fois à l’extérieur, du coup je suis parti sur une transformation de l’HTML du composant via un <ng-template #tref> et cibler celui-ci dans ma mécanique avec un :

@ViewChild('tref', { static: true }) tpl;

Ainsi dans votre ngAfterViewInit (ou ngOnInit) vous pourrez utiliser la ligne createEmbeddedView du vcRef (ViewContainerRef).

À noter qu’il faut ajouter dans @Component l’attribut host:style pour qu’il n’affecte plus le dom, car il reste présent malgré tout.

@Component({
  selector: 'mon-input',
  template: '',
  host: { style: "display: none" }
})

Vous me direz que l’on perd la notion de gouttière mais en fait non, on reste en contextes de colonnes, mais vous perdrez le cumul inutile, pour autant qu’il se marque.

Maintenant parlons de cette seconde ligne, toujours en utilisant notre composant mon-input. Vous me direz suffit de lui mettre un <div class= »row »> autour et le c’est fait. C’est pas tout à fait faux, en considérant que l’on lui envoie la nouvelle répartition des colonnes par @Input(), ce que j’ai fait chez moi, pour démo :

<div class="row">
  <mon-input label="Email" [form]="form" [distribution]="[2, 10]"></mon-input>
</div>

Et dans notre HTML nous l’utiliserions ainsi

<ng-template #tref>
  <label class="col-{{ distribution[0] }}"></label>
  <input class="col-{{ distribution[1] }}">
</ng-template>
Nouvelle répartition de la seconde ligne.

Ceci étant dit, nous ne voulons pas mettre à la main le <div class= »row »>, nous voulons que cela se fasse tout seul. Vous allez rire mais nous allons réencapsuler ce que nous venons de décapsuler. À ce stade je n’ai pas trouvé mieux pour le moment.

Pour ce faire c’est plus compliqué, étant un composant nous ne pouvons pas utiliser un sélecteur [mon-selecteur] d’un composant (component), qui se prendrait pour une directive, pour jouer sur le <ng-content> d’un template : <div class= »row »><ng-content></ng-content></div>.

Nous allons devoir utiliser une directive et ce qui est amusant c’est que la directive va appeler un composant pour « composer » notre sortie.

L’idée est que la directive considère le tag (mon-input dans notre cas) sur laquelle elle est comme le template à injecter dans le composant d’encapsulation. Ainsi, nous créons l’encapsulation, on récupère le template, on l’injecte, on peut même le paramétrer et le tour est joué. On passerait de :

<mon-input label="Email" [form]="form" [distribution]="[2, 10]" *bs-row></mon-input>

À ce type de rendu :

<bs-row-container class="row">
  <label class="col-2"></label>
  <input class="col-10">
</bs-row-container>

C’est terrible ! Exactement ce que l’on souhaite avoir.

On peut voir ici en comparaison l’ensemble.

Côté technique vous aurez la directive [bs-row] initiant l’encapsulation, et le component ‘bs-row-container’ ne contenant qu’un template rudimentaire :

@Component({
  selector: 'bs-row-container',
  template: '<ng-container *ngTemplateOutlet="tpl"></ng-container>'
})

Où tpl est renvoyé en attribut @Input par la directive.

On peut ainsi schématiser la solution finale ainsi :

<div class="row">
  <mon-input [distribution]="[2, 4]"></mon-input>
  <mon-input [distribution]="[2, 4]"></mon-input>
</div>
<mon-input [distribution]="[2, 10]" *bs-row></mon-input>

On a donc une ligne de 2 x 6 et une qui totalise 12, c’est propre, minimaliste et conforme 🙂 !


Code complet de l’encapsulation : https://gist.github.com/killan/f88e7723833bd4bb9f8798c178f5cc0b

Sources :

  • https://github.com/angular/angular/issues/7289
  • https://blog.cloudboost.io/creating-structural-directives-in-angular-ff17211c7b28
  • https://stackoverflow.com/questions/35932074/no-provider-for-templateref-ngif-templateref
  • https://stackoverflow.com/questions/41165448/building-a-wrapper-directive-wrap-some-content-component-in-angular2
  • https://stackoverflow.com/questions/60482442/multiple-components-match-node-with-tagname-app-lobby
  • https://stackblitz.com/edit/angular-eumnmt?file=src%2Fapp.ts
  • https://github.com/angular/angular/issues/18877
  • https://www.freecodecamp.org/news/everything-you-need-to-know-about-ng-template-ng-content-ng-container-and-ngtemplateoutlet-4b7b51223691/

Fusion de la chambre intermix

Suite à l’article précédent j’ai voulu faire un tour de nettoyage et je me suis rendu compte qu’un ancien démon revenait à la charge. Nous avons divisé le code par domaine et contexte de rendu, propre et héritant d’un parent commun, et dans un service je mets le code commun à ce qui concerne Grid, ou Iso etc., de manière à isoler les calculs de l’usage selon le contexte.

Schéma avant fusion

Plus simple avec un schéma, voici la découpe avant fusion. Ce qui nous intéresse c’est la séparation 2D et Gl, puis la découpe par usage/type à savoir Sprite, Grid ou Iso, puis les regroupements de type IsoElement/GridElement, ainsi que des services relatifs aux couches.

On a une sorte de matrice à 3 dimensions en ce qui concerne cette idée. Sauf que programmer ça, en TypeScript, ben c’est pas très évident. En PHP j’aurai pu utiliser des Traits, il existe des mixins en javascript mais non merci, je vous laisse vous faire votre avis mais ce n’est pas à la hauteur. L’héritage multiple n’existe pas (cf mixin), du coup il faut savoir se renouveler et faire preuve d’audace, d’expérimentation et de refontes inévitables. C’est ce que j’ai dû faire, non sans mal.

J’étais parti pour déplacer les fonctions de rendu dans les services par couche (Grid/Iso) et de fusionner Grid2DElement avec GridGlElement, vu que leur différence réside dans le contexte de rendu (2D/Gl). Mais je me suis aperçu que bien que je gagnais en clarté à tout regrouper, on augmentait d’autre part la difficulté de ce même code et des approches. Bref, bien, mais pas bien.

Du coup revirement de situation et revenons sur nos pas de plusieurs mois quand on a justement décidé de diviser par contexte de rendu, quand les lumières sont arrivées (la version solutionnée). Revenons donc à cette idée non divisée et sans emmerder les services déjà très bons tels quels.

C’est la fusion !

Fusionner Grid2D et GridGl, Iso2D et IsoGl, ok, mais on oublie Sprite2D et SpriteGl qui héritent de SpriteElement, il faut commencer par le commencement. C’est donc une refonte jusqu’à Element pour répartir les morceaux des différentes classes Sprite*. Ainsi disparaissent Sprite2DElement et SpriteGlElement au profit d’une nouvelle classe SpriteElement toute équipée.

Quand on parle de fusion on parle bien entendu de gérer le contexte de rendu au sein même de la classe. Ceci peut paraître étrange et contre certains bons principes, mais ces morceaux de code partagent parfois jusqu’à 90% du code, ce qui va contre le principe DRY (Don’t Repeat Yourself) et comme j’ai envie de bisous (KISS : Keep It Stupid Simple), j’ai tout regroupé et cela ne m’a demandé que quelque if peu coûteux, ce qui est très important car on appelle ces bouts de code des centaines, des milliers de fois par seconde (selon complexité de votre projet).

Fusion de Sprite*Element

J’en profite pour illustrer le service de rendu Gl et montrer à partir d’où on le connecte. J’en affiche un peu plus mais ainsi on voit les 2 types de regroupement GridElement et IsoElement. Ne prêtez pas attention à GridBlock, vous le connaissez déjà.

Nous sommes bien parti, continuons. On crée une nouvelle classe GridElement et on met ce que contient Grid2D et GridGl, hop tout dedans et on essaye de faire coller les morceaux. Là où ça se corse c’est de bien segmenter les parties communes et spécifiques, puis quand on arrive à IsoElement c’est encore pire car nous sommes basé sur l’héritage donc on ne réécrit que ce qui a besoin de l’être et là on observe des couacs, des oublis pour la 2D vu qu’on s’est concentré sur Gl depuis les lumières. Par exemple la table en 2D ne fonctionne pas, juste en Gl.

Fusion terminée

Sur papier ça parait plus beau, naturel, élégant, [mettre ici tous les beaux mots que vous désirez]… Mais dans la pratique ça demande pas mal d’efforts, de compréhension, évidemment c’est pour un mieux !

C’est quand même un impact de 33 fichiers dans le projet et son POC de démo, 8 dans TARS même, ainsi que 8 suppressions et 2 ajouts. Ça c’est pour les fichiers, mais en terme de lignes de code, même si je n’ai pas de compteur à cet instant, on a effectué une réduction notable, donc plus facile à maintenir, de par le regroupement aussi.

Preuve que ça fonctionne toujours, même si la table n’est pas gérée encore correctement en 2D.

Garder 2D et Gl ?

Pourquoi garder les 2 ? Car il est très difficile de débuger en Gl, vous ne pouvez pas dessiner aisément un repère ou une trace sans sortir les chars d’assaut et beaucoup d’heures de dev alors qu’en 2D vous êtes libre de manipuler le rendu en direct et ce rapidement.

C’est pour cela que le POC (démo) n’utilise plus les lumières en 2D, le but pour moi ici étant un debug rapide sans ajouter des soucis de performances, qui plus est, connus.

De plus, maintenant que la fusion est faite, on pourrait revoir tout le workflow d’utilisation pour ne plus devoir faire (à l’usage) une scène 2D ou une scène Gl. ainsi en changeant juste le mode, toutes les classes personnelles seraient utilisables, ce qui serait un chouette gain de temps et d’effort. De plus les 2 fonctions ajoutées is2DContext/isGlContext permettent d’agir spécifiquement si besoin était.

Et le fameux ensuite ?

Ah ben oui, ensuite quoi ? Corriger le pourquoi de la table en 2D et tenter de régler un conflit Grid/Iso sur un calcul de positionnement.

Il faut absolument faire un POC purement Grid et non Iso, genre un Mario (S)NES ou Duke Nukem 1-2, un truc tout carré pour voir que les calculs sont bons, juste une grille décorée, pas plus.

Ensuite, mes fameuses particules lumineuses et le miroir :p !

Mais bon, comme d’hab on verra ce qui me stitch comme on dit. Je vais déjà de ce pas fusionner les branches du repo et repartir sur une base saine :).

Edit

Pour ne pas refaire un article juste pour ça, j’ai également fusionné les classes du POC (treasure, door, player), leur code était identique. 3 classes de moins sur les 6 initiales (3x2D et 3xGl). Une bonne chose de faites qui va nous simplifier la vie ultérieurement. Les scènes restent dissociées car différentes, la Gl, plus complète, gère la lumière par exemple, les fusionner ne donnerait rien d’intéressant une fois en release. Au moins le debug (2D) peut se faire sans gêner le résultat final (Gl). Nous voilà dans un état propre, quelques corrections de bugs ou de manques seraient à faire pour solidifier avant d’avancer plus.

L’enfer est pavé de bonnes intentions

Notre premier projet étant fait, et le second ayant des besoins commun, j’ai voulu créer ma première librairie et ainsi la partager entre mes projets comme le fait NPM si je publiais. Évidemment je suis sur un git privé, pas sur Github, ni sur NPM, du coup pour le déploiement etc. ben, c’est toute une histoire…

Donc on part d’un code fonctionnel inclus dans un folder de mon app, on crée un nouveau projet de type librairie et on colle ça dedans, on nettoie le premier projet et on fait le lien entre les libs, on compile l’un et l’autre, l’impatience est à son comble ! Et ça ne va pas…

Donc on part d’une lib de référence (Material Design) et on regarde comment ils font, on s’en inspire, on prend les conventions et on observe les liens, on compile etc. Le stress est palpable ! Et ça ne va pas…

Là, le doute s’installe, malgré les lectures officielles, des articles, des mails, un stackoverflow, un appel à l’aide général et de la patience… rien n’y fit. Et la raison reste un mystère.

Que ça soit l’inclusion d’une lib en local, ou via son git perso, que ça soit un module qui ne va pas alors que l’autre oui, la folie s’installe… et surtout le rejet de ce méchant projet, ce qui le met en péril de progression.

Après avoir accepté l’échec de cette noble tentative et un gros FUCK à Angular et leur système « y a qu’les hypsters qui croivent » (comprendre : une élite peu nombreuse et souvent prétentieuse). Ô rage et désespoir… Enfin donc une idée surgit de la bonne vieille école des barbus, à l’ancienne mais restons propre.

Donc on part d’un code fonctionnel inclus dans un folder de mon app et on crée un répertoire vide en dehors et on tape le code dedans sans lui faire de mal, on ajoute un index.ts et on check que tous les liens de notre point d’entrée sont bons et accessibles.

On adapte notre projet avec le tsconfig.json et le package.json. On ajoute un script de post installation et on peut résumer ainsi : je git clone mon projet ou un nouveau et je fais le npm install, il rapatrie les node_modules nécessaires, ça on connait, il lance tout seul comme un grand le script de postinstall et va cloner notre « lib maison » sous forme de répertoire à l’intérieur de notre projet (ajouté au .gitignore), ensuite grâce aux modif du tsconfig.json, il suffit de faire une référence unique vers cette lib « comme » si c’était une lib NPM.

On respecte donc l’énoncée :

  • Chaque projet doit avoir son repo git
  • La « librairie » est facilement maintenable
  • Les projets utilisent la « librairie » facilement
  • L’ensemble ne se gêne pas

Dans le détail, dans package.json :

"postinstall": "git clone ssh://user@server.net/blabla.git src/mon-folder" 

Ajouter votre répertoire au .gitignore de votre projet :

#mon folder
/src/mon-folder

Vient ensuite votre tsconfig.json :

"baseUrl": ".",
...
"paths": {
  "@ma-lib/*": ["src/mon-folder/*"]
}

Enfin, l’usage dans votre app.module.ts :

import { MonModule } from '@ma-lib/index'; 

Un mois… ça aura pris un mois, mais on peut enfin continuer…

Et de un, maintenant à nous deux !

Ça y est, Schema Definer a été fini le week-end passé ! Le temps de redescendre du dernier rush, de valider les points et tâches dans le Redmine (système de tickets). On respire et on prend du recul.

Nous avons désormais le moyen de paramétrer notre schéma, sa définition. Nous allons pouvoir l’utiliser et en faire Folkopedia, ce qui reste le but de tout ceci. Cependant, ce serait vendre une voiture sans avoir assembler les pièces, cela reste décousu, non-défini.

Quand on fabrique un site web manipulant des données, nous utilisons des outils pour regarder à quoi ressemble les données stockées et de les manipuler. Il nous permet de savoir à quel résultat on s’attend à la sortie, et si ce n’est pas le cas d’être aidé à comprendre.

Dans notre cas spécifique ce même outil ne peut nous aider qu’à voir notre schéma et, de manière éparse, nos entités et attributs. Si l’on doit travailler avec il nous faut un outil équivalent capable d’utiliser notre schéma. Ainsi, par équivalence, nous aurons un outils d’inspection et de manipulation des entités créées.

J’ai nommé ce projet Entity Manager car le but à ce niveau est bien de travailler au niveau des entités et de leur attributs. Par extension cela concerne également leurs relations et la visibilité des contenus, ce qui couvre la totalité du schéma dans son état présent.

Voici donc un projet qui se glisse entre deux, mais qui ne ralentira que peu Folkopedia, car ce qui sera développé dans Entity Manager, telle qu’une partie de Schema Definer, pourront être mis en commun et ne pas devoir être réécrit. Cela peut paraître évident, mais pas pour tout le monde, ni rendu simple par les technologies utilisées et dans notre contexte privé.

Je vais donc techniquement partir sur une librairie Angular partagée entre nos projets qui composent Folkopedia. Pour les connaisseurs, il ne s’agit pas ici d’un projet monolithique-monorepository mais bien d’app séparée par projet ayant une lib privée en commun. La documentation étant quasi inexistante, comme par hasard, nous revoilà en quête d’impossible et de challenges d’évidences.

Links to DRY véier

Deux blocs ont été fait entièrement, les deux plus simple pour commencer et concevoir les éléments nécessaires.

Tout d’abord Visibility Level, niveau de visibilité de l’entité associée, qui a permis de mettre en place le CRUD (Create, Read, Update, Delete) requis. Ainsi sur les 5 endpoints prévu, 4 sont utiles actuellement et ont été réalisé : lister l’ensemble, ajouter, éditer et supprimer.

Pour la suppression, comme vous le savez ou l’espérez, cliquer sur le bouton ne doit pas faire l’action sans une confirmation. Généralement on vous affiche une boîte de dialogue pour vous demander de confirmer, d’une manière ou d’une autre cela vous fait regarder ailleurs ou vous masque ce vous faites.

Material Angular n’a pas de mécanique de popover tel que Bootstrap a, il n’a qu’un tooltip discret. Du coup j’en ai conçus un.

Confirmation

Alors évidemment il est personnalisable : nombre de boutons, valeur, couleur, tooltip et texte (label). Il na pas encore la fonctionnalité de position modifiable (haut, gauche, droite), il va juste dessous celui qui en a besoin, ici un bouton de suppression à confirmer.

Il verrouille le bouton cliqué, affiche sa boite élégante et attend votre clique, à côté il ferme la boute et relâche le bouton verrouillé et sur un bouton renvoie la valeur. Simple, efficace et réutilisable ! Car oui j’en ai fait un module et une directive, tout en un tant qu’on y est et qu’en plus on l’a jamais fait 🙂 mouahahaha la blague…

Vous trouverez pas mal de tuto mais aucun avec les 2 ensembles, et évidemment, aucun complet… Pensez à regarder après ‘entryComponents‘ dans votre fichier app.module.ts à l’occasion quand vous ferez ça ;).


Ceci dit, j’ai également fait le bloc Link Types, les types de lien ! 🙂 Il a une petite particularité, une variable en plus, du coup ça permet d’y aller mollo en difficulté.

Par contre les 2 suivants seront d’un coup plus complexe : défis accepté !


Il y a aussi quelques changements côté back : des tests en plus suite à l’oubli du check d’unicité durant les updates, et évidement le code de test ajouté. On a +100 tests avec ~200 comparaisons ^^ et une couverture inchangée actuellement, toujours 95% !

Autre modification back : un complément pour la liste des Link Types qui ne répondait pas parfaitement à la description de l’API. Détails, mais c’est mieux avec.

Sur le Front rouge

Après plus de douze heures à creuser ma tranchée et à établir mon avant-poste, un bivouaque, un feu et ma radio, voici enfin venu le temps de faire le compte-rendu de ce week-end.

Nous y sommes, sur le Front du combat que l’on mène depuis bientôt presque un mois, au devant du combat, dans le feux de l’Action, loin du doux cocon de l’API. Enfin, pour ceux qui ont suivi, c’était loin d’être un simple doux cocon… ah ah !

Comme prévu, à l’image de schema.org, voici l’allure de notre Schema Definer fraîchement créé. Simple et concis, de quoi parcourir les définitions et, à terme, de les éditer.

Pour faire un point technique, et justifier les 12h dites en début d’article, il a fallu commencer par mettre mon poste à jour et comme toujours non sans mal avec @angular/cli; Node ça été tout seul, et une fois le CLI (Command Line Interface) installé à la bonne version c’est Angular qui a suivi. Nous voilà donc avec un environnement propre Angular 8 et Material Design pour le fun et l’inconnue.

Pour ceux que ça intéresse, faites gaffe avec Material Design, cela ne remplace pas Bootstrap (grille, typo, style etc), mais ne concerne que les composants (bouton, tableau, formulaire, …). En bref, faites attention.

S’en est suivis une mise en place du projet et de l’authentification avec service et gardien (guard). Je vous passe les emmerdes et vous redirige vers quelques articles qui m’ont bien aidé/inspiré.

La liste n’est pas exhaustive. C’est surtout le premier qui m’a bien aidé à comprendre la mise en place de la mécanique du gardien en Angular, ainsi que les interceptor et quelques opérateurs rxjs.

Vu la progression du week-end, voici un extrait représentatif du travail accompli depuis le début du mois (le détail serait beaucoup trop long), et qui, ce week-end, a fait un beau bon en avant.

Maintenant que la machine est en place, le reste devrait suivre sans nouvelle mauvaise surprise. Enfin, j’espère…